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Leishmaniose à Toulouse : 28 nouveaux cas identifiés en l’espace de quelques mois

Leishmaniose à Toulouse : 28 nouveaux cas identifiés en l’espace de quelques mois

Posted on 29 août 2026 By Adrien Aucun commentaire sur Leishmaniose à Toulouse : 28 nouveaux cas identifiés en l’espace de quelques mois
Maladies

La leishmaniose cutanée, une maladie parasitaire rare en France, a récemment suscité l’attention à Toulouse avec la détection de 28 nouveaux cas en moins de huit mois. Cette hausse marque une augmentation significative par rapport aux années précédentes et soulève des questions importantes en matière de santé publique. Nous allons explorer les principales données et aspects suivants :

  • L’émergence inhabituelle des infections détectées à Toulouse
  • Les caractéristiques cliniques et épidémiologiques des patients concernés
  • Les modes de transmission via les puces de sable, vecteurs du parasite
  • Les moyens de prévention et traitements disponibles
  • Le suivi et la surveillance de cette maladie parasitaire dans le contexte français

Ce panorama détaillé vous permettra de mieux comprendre l’évolution de cette épidémie locale et les enjeux qui en découlent pour la région toulousaine et au-delà.

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Une hausse remarquable des cas de leishmaniose à Toulouse : quel contexte ?

Le service de parasitologie-mycologie du CHU de Toulouse a noté entre octobre 2025 et mai 2026 une augmentation inédite du nombre de diagnostics de leishmaniose cutanée : 28 cas confirmés liés au parasite Leishmania major. Ce chiffre contraste nettement avec la période 2019-2024, durant laquelle seulement neuf cas avaient été recensés, sans jamais dépasser trois nouveaux patients par an.

Cette flambée interpelle les équipes médicales et scientifiques, qui ont rapidement lancé une enquête épidémiologique pour en tracer les origines et comprendre le mécanisme de cette propagation inhabituelle. L’étude, rendue publique dans la revue Eurosurveillance en août 2026, montre que la plupart des patients avaient récemment voyagé dans des zones endémiques, notamment au Maghreb.

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Origine géographique et vecteurs : que révèle l’enquête ?

Sur les 28 infections diagnostiquées, 24 patients avaient séjourné en Tunisie, principalement dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, situé au centre du pays, où Leishmania major est endémique. Trois autres patients revenaient du Maroc et un cas ne présentait pas d’historique de voyage identifié.

Le mode de transmission repose sur la piqûre des puces de sable femelles (phlébotomes). Réputées pour leur discrétion et leur petite taille, ces insectes transmettent le parasite du réservoir naturel – souvent des rongeurs – à l’homme. Dans l’ensemble des cas observés, aucun contact direct avec des réservoirs n’a été rapporté, confirmant que c’est la vectorisation par les phlébotomes qui est essentielle.

  • 24 cas liés à un séjour en Tunisie, zone d’endémie.
  • 3 cas en lien avec le Maroc.
  • Absence d’autochtone confirmé à Toulouse.
  • Cycle de transmission basé sur phlébotomes et rongeurs.

Leishmaniose cutanée : manifestations cliniques et implications pour le diagnostic

La forme cutanée de la leishmaniose se manifeste principalement par des lésions de la peau exposée, qui évoluent souvent vers l’ulcération. Les patients toulousains concernés présentaient entre une et quinze lésions localisées surtout sur les bras, les jambes et le visage. Ces plaies peuvent persister plusieurs mois et laisser des cicatrices parfois définitives.

Parmi les 24 patients avec données cliniques complètes, l’âge médian était de 14 ans, témoignant d’une vulnérabilité particulière chez les adolescents. Trois cas ont évolué vers des complications, notamment des infections bactériennes secondaires et des réactions inflammatoires sévères. Ce panel illustre ainsi la diversité des présentations cliniques et la nécessité d’un diagnostic précoce.

Différents types de leishmaniose et enjeux sanitaires

Outre la forme cutanée, la maladie peut se décliner en forme viscérale plus grave, affectant plusieurs organes internes et nécessitant une prise en charge urgente. Cette dernière est potentiellement mortelle sans traitement, avec un taux de mortalité supérieur à 95 % selon l’OMS. Chaque forme implique des symptômes distincts et des défis thérapeutiques spécifiques.

Type de leishmaniose Signes cliniques Gravité Traitement courant
Cutanée Lésions cutanées, ulcérations, croûtes, cicatrices Modérée, cicatrices possibles Paromomycine locale, amphotéricine B liposomale
Viscérale Fièvre, perte de poids, hépatosplénomégalie, anémie Élevée, mortalité > 95 % sans traitement Traitements systémiques, urgents
Cutanéo-muqueuse Lésions étendues au visage et muqueuses Variable, sévère possible Traitement local et systémique selon cas

Stratégies de prise en charge et prévention des infections à Toulouse

Au CHU de Toulouse, les protocoles de traitement appliqués relèvent du cas par cas. Parmi les patients diagnostiqués, 17 ont bénéficié d’un traitement local à base de paromomycine, tandis que quatre cas plus lourds ont nécessité une thérapie systémique à l’amphotéricine B liposomale. D’autres alternatives comme le fluconazole ont été utilisées en cas d’intolérance médicamenteuse.

L’absence de vaccin ou de prophylaxie médicamenteuse rend primordiale la prévention des piqûres de phlébotomes. Les recommandations insistent sur :

  • l’utilisation de répulsifs cutanés efficaces ;
  • le port de vêtements longs et couvrants en soirée et la nuit ;
  • l’emploi de moustiquaires imprégnées d’insecticide, notamment lors des nuits passées en zones à risque ;
  • la vigilance accrue lors des retours de voyage, avec consultation médicale en cas de lésions cutanées suspectes persistantes.

Surveillance épidémiologique : un enjeu pour la santé publique en France

En France, bien que la leishmaniose cutanée demeure plutôt rare, les données récentes montrent une présence notable de cas importés, notamment en provenance du Maghreb. Le Centre national de référence des leishmanioses recense ainsi environ 207 cas importés en 2024, dont 41 liés au Maghreb. Une étude régionale en Bourgogne-Franche-Comté a aussi identifié 38 cas entre 2019 et 2024, confirmant la présence de phlébotomes vecteurs sur le territoire.

Ces observations soulignent la nécessité d’une surveillance attentive de la vectorisation et de l’évolution géographique des foyers, afin d’anticiper tout risque d’émergence autochtone ou d’épidémie localisée à Toulouse ou ailleurs en France.

Pour mieux comprendre les techniques de diagnostic et traitements de la leishmaniose cutanée, cette vidéo présente les avancées récentes et les protocoles actuels appliqués par les spécialistes.

Découvrez ici les meilleures mesures pour éviter les piqûres des puces de sable, vecteurs essentiels de la maladie parasitaire, dans des zones à risque établies.

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